Ambitieuse, exigeante et ultraconnectée, la nouvelle génération de talents n’est plus prête à tout accepter pour obtenir un emploi. Perspectives d’évolution, salaire compétitif et bien-être au travail : le dernier baromètre Talents 2025 réalisé par OpinionWay invite les entreprises à se réinventer pour répondre aux attentes de ces jeunes professionnels.

Repenser le monde du travail pour attirer les nouveaux talents. Le dernier baromètre Talents 2025 réalisé par OpinionWay pour l’école Skema met en lumière l’arrivée sur le marché du travail d’une génération ambitieuse et déterminée à façonner son avenir professionnel selon ses propres conditions. Aujourd’hui prêts à s’investir, ces collaborateurs attendent de leur entreprise une réponse à leurs revendications. Parmi elles, de meilleures perspectives d’évolution, un cadre de travail respectueux et plus de reconnaissance professionnelle.

Des exigences particulières

Finis la culture d’entreprise rigide et déshumanisante, les carrières sans perspectives, les salaires figés ou le manque de formations. La nouvelle génération redéfinit les codes du travail et ne cache pas ses exigences. À 96 %, les jeunes actifs placent l’évolution professionnelle en tête de liste de leurs priorités, refusant la stagnation de leurs carrières. Au niveau de la rémunération, près d’un sur deux (48 %) attend un salaire compétitif. La reconnaissance financière est un pilier pour ces nouveaux professionnels, qui font face à un contexte économique fragile. Contrairement aux générations précédentes, les jeunes diplômés ne sont pas prêts à accepter un poste mal payé sous prétexte d’un manque d’expérience. La santé mentale devient également prioritaire : ils sont 30 % à exiger un cadre de travail respectueux et 75 % d’entre eux souhaitent progresser rapidement tout en prenant soin de leur bien-être.

Une génération plus ou moins engagée

Entre égalité, inclusion et écologie, ces jeunes travailleurs arrivent sur le marché du travail avec des valeurs fortes. Pour autant, si 91 % d’entre eux prônent l’égalité femmes-hommes et 88 % attendent de leur employeur un engagement écologique, ils sont seulement 18 % à être prêts à quitter une entreprise qui ne partage pas leurs convictions.

Outre l’engagement, la confiance des salariés est, elle aussi, un point à ne pas sous-estimer. En 2022, 80 % des jeunes restaient confiants dans leur insertion professionnelle. Aujourd’hui, ils sont 74 % à l’être. Des chiffres en baisse, témoignant d’une incertitude croissante face au marché du travail et d’une hausse des exigences vis-à-vis des entreprises.

Le rôle de l’intelligence artificielle

Les entreprises doivent s’adapter à de nouveaux collaborateurs ultra-connectés, ayant grandi avec le numérique et Internet. Si l’intelligence artificielle devient un outil incontournable pour de nombreux salariés, la nouvelle génération y accorde un intérêt particulier : 85 % s’y intéressent, dont 44 % de manière approfondie. Malgré leur enthousiasme, les jeunes salariés restent tout de même prudents. Alors que 92 % d’entre eux reconnaissent le potentiel de l’intelligence artificielle en matière de productivité, ils sont plus de quatre sur cinq (84 %) à s’inquiéter de la réglementation et des risques éthiques (83 %). L’heure est donc à la sensibilisation et à l’apprentissage. Plus de la moitié des salariés (60 %) attendent des entreprises une formation portant sur ces technologies, preuve de leur désir de maîtriser ces nouveaux outils stratégiques. Pour attirer et fidéliser ces nouveaux talents pointilleux, les entreprises ont donc tout intérêt à repenser leur approche.

Lisa Combe