Sous pression constante depuis la crise sanitaire, les professionnels des ressources humaines ont vu leur niveau de stress atteindre un record en 2025.

En 2025, 93 % des RH se disaient stressés. Un chiffre qui touche presque la totalité d’une profession essentielle, mais constamment mise sous pression. Ce stress s’explique par une hausse continue de la charge de travail, ressentie par une large majorité, à laquelle s’ajoutent des fractures générationnelles et un manque de reconnaissance.

La sixième édition de l’enquête nationale "Professionnels RH : comment allez-vous ?" menée par Gereso met en lumière un phénomène déjà bien connu. Depuis la crise du Covid, la santé mentale des RH ne s’est jamais réellement améliorée.

Selon la même étude, en 2021, le seuil de stress des RH avoisinait les 80 %. D’année en année, cette angoisse s’est intensifiée : de 86 % en 2023, elle est passée à 90 % en 2024, avant d’atteindre 93 % en 2025. Une progression qui traduit surtout l’incapacité persistante des organisations à repenser le rôle et les conditions de travail des ressources humaines.

Une réalité qui stagne, malgré une charge de travail toujours plus lourde. Aujourd’hui, 60 % des directeurs des ressources humaines déclarent travailler davantage qu’en 2024. Des chiffres qui, eux aussi, ne cessent d’augmenter : pour 63 % d’entre eux, cette surcharge constitue leur principale préoccupation pour l’année à venir. Le maître mot de 2025 ? "Démotivation".

Dans un contexte de transformations permanentes, marqué notamment par la montée en puissance de l’intelligence artificielle, la fonction RH se fragilise. Le niveau moyen de confiance dans l’avenir du métier plafonne à 6,4 sur 10. Si les RH se disent démotivés, ils placent néanmoins l’année 2026 sous le signe de la "résilience", de "l’adaptation" et de la "reconnaissance".

Lisa Combe