Les violences intrafamiliales sont un enjeu encore trop invisible en entreprise. Témoignage, éclairage d’expertes et débat pour comprendre les répercussions sur le travail et engager concrètement les employeurs aux côtés des victimes. Pour ce nouvel épisode d’Inclusion 4 Change, diffusé sur BSmart, nous abordons un angle encore trop peu exploré des politiques RH : le rôle des employeurs dans la lutte contre les violences intrafamiliales.

L’émission pose une question centrale : que peut ‒ et que doit ‒ faire l’entreprise face à ce phénomène systémique ?

Les chiffres rappellent l’ampleur de l’enjeu. En France, des centaines de milliers de femmes sont chaque année victimes de violences au sein du couple. Ces violences débordent largement sur la vie professionnelle : retards, absentéisme, perte de concentration, insécurité sur le lieu de travail, jusqu’à des agressions sur ou à proximité de l’entreprise. Plus de la moitié des victimes déclarent que les violences affectent directement leur travail. Pourtant, l’engagement structuré des employeurs reste minoritaire.

Après un éclairage sur l’état des lieux et l’évolution ‒ encore timide ‒ des pratiques RH depuis la crise sanitaire, l’émission donne la parole à Julie, ancienne victime, qui témoigne avec force des répercussions concrètes des violences conjugales sur sa trajectoire professionnelle.

Le débat en plateau réunit deux femmes engagées : Vigdis Morisse-Herrera, fondatrice de la solution RH Opale.care (disponible en version entreprises et, pour les particuliers, en version gratuite), et Sarah Barukh, fondatrice du mouvement Safe Place. Ensemble, elles détaillent le coût économique des violences pour les entreprises ‒ estimé à 57 milliards d’euros ‒ et présentent des dispositifs concrets : plateformes d’accompagnement, labels d’engagement, formation des managers, protocoles d’alerte, solutions d’hébergement d’urgence.

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Au-delà des outils, une conviction traverse l’émission : l’entreprise n’est ni tribunal ni service social, mais elle est un lieu de vie, et bien souvent, un refuge sacré pour les victimes – dont l’identité n’obéit à aucune sociologie particulière. Un espace où les signaux faibles peuvent être détectés, où la parole peut être accueillie, où des aménagements peuvent être décidés. S’engager sur ce sujet, ce n’est pas s’immiscer dans la vie privée, mais reconnaître que les violences ont un impact professionnel et que la responsabilité collective commence aussi au travail.

Important

Les violences conjugales concernent toutes les classes sociales. Si les signalements augmentent, ceux-ci ne représentent encore qu’une partie émergée d’un iceberg qui fait des milliers de victimes chaque année, dont des décès. Ces associations peuvent aider les individus témoins et victimes comme les entreprises dans la construction d’une aide d’urgence :