Chaque année, la plateforme Parcoursup met les familles sous tension. Selon une étude OpinionWay x Sunshine Me, le stress s’invite également au bureau, entravant la concentration des parents salariés.
Parcoursup : le stress des étudiants… mais aussi de leurs parents salariés
Il y a fort à parier que, parmi vos collaborateurs et collaboratrices, certains ont en ce moment un enfant en terminale. Et, depuis le 2 juin, date de publication des premiers résultats de Parcoursup, ils sont des milliers à suivre avec anxiété l’évolution des vœux de leur enfant, souvent depuis leur poste de travail.
Un parent salarié sur trois consacre du temps à l’orientation de son enfant sur son temps de travail
La dernière étude d’OpinionWay et Sunshine Me met en lumière ce phénomène grandissant. En 2026, 80 % des parents salariés jugent l’accompagnement de leur adolescent comme un sujet préoccupant, et 71 % considèrent l’orientation comme une source importante de stress.
Parcoursup, la plateforme des parents ?
Vivement critiquée par les étudiants et leurs familles, la plateforme Parcoursup représente chaque année une source d’angoisse croissante pour les salariés ayant des enfants en âge d’entrer dans les études supérieures. Celles-ci n’ont jamais été aussi populaires, tant et si bien qu’obtenir une place pour son enfant relève désormais du défi. Résultat : 68 % des parents salariés déclarent rencontrer des difficultés à être disponibles au bon moment pour accompagner leur enfant. Ils seraient un sur trois à s’y consacrer sur leur temps de travail.
Selon les derniers chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur, Parcoursup a enregistré plus de 1 046 000 candidats cette année. Un volume qui illustre l’ampleur du phénomène : en 2018, la plateforme n’avait enregistré que 583 000 candidatures. L’orientation académique et l’avenir professionnel de leurs enfants (46,2 %) arrivent désormais pour les parents au même niveau de préoccupation que les écrans et les réseaux sociaux (45,8 %).
Un enjeu pour les entreprises
Ces angoisses dépassent le cadre personnel et s’invitent au bureau : 45 % des salariés reconnaissent un impact sur leur concentration au travail, et six décideurs sur dix estiment que les entreprises devraient davantage s’investir sur ces questions.
"L’orientation des adolescents n’est plus seulement un sujet familial : elle devient aussi un enjeu de santé mentale et de qualité de vie au travail pour de nombreux parents salariés. Avec Parcoursup et les inquiétudes croissantes autour de l’avenir, une prise de conscience émerge progressivement quant à l’impact que cette période peut avoir sur les collaborateurs", estime Olivier Anton, président de Sunshine Me. Pour les DRH, l’enjeu est désormais clair : la période Parcoursup n’est plus un sujet privé, mais un aspect de la vie au travail qui mérite d’être accompagné.
Lisa Combe